Lumière du monde et sel de la terre

Il y a même davantage. Ce sel de la terre peut se dénaturer. Ceci fait allusion au paradoxe de notre liberté. Le Christ seul peut donner à ce monde, par nous, la saveur de Dieu. Mais notre liberté est fragile. Et comme le sel peut perdre sa saveur, ainsi nous-mêmes pouvons faire perdre au monde sa saveur. Nous ne sommes rien, et pourtant s’il n’y a pas de sel dans le plat, la nourriture n’est pas mangeable. Et le paradoxe de l’existence chrétienne, le voici tout en n’étant pratiquement rien humainement, c’est pourtant notre existence et notre liberté chrétiennes qui donnent au monde sa profondeur, sa vérité et son mouvement vers Dieu. Elles sont ce « sel » qui à travers l’exercice de notre liberté pour Dieu constitue le signe du salut.