Ce passage de l’évangile nous intrigue beaucoup parce qu’il nous semble qu’il répond, ou en tout cas qu’il traite de l’une des questions que nous nous posons le plus souvent. Au fond, ce qui était arrivé ce jour-là, c’est ce qui arrive encore de nos jours : Pilate qui fait massacrer des Galiléens en train d’offrir un sacrifice parce qu’il y voit un signe de révolte et de rébellion vis-à-vis de l’autorité romaine qui occupe le pays, une tour qui s’écroule et fait dix-huit victimes. Ce genre d’accident, ce genre de massacre dans une dictature ou un pays en guerre, nous les connaissons, c’est ce qui fait la chronique de nos journaux. Et la plupart du temps nous avons envie de poser la question : « Mais pourquoi y a-t-il des choses pareilles ? »