Fils cadet et fils aîné

Le pardon, ça ne peut pas se mesurer en affaire d’héritage, ça ne peut pas se mesurer au fait qu’on a gaspillé ou non cet héritage. Le pardon, c’est le fait qu’à un certain moment, dans la détresse de quelqu’un a surgi la grâce de Dieu. Et à ce moment-là, il n’y a qu’une chose à faire, c’est de se mettre à genoux et de rendre grâces, ce que ne fait précisément pas l’aîné et ce que nous ne faisons pas souvent. Chaque fois que nous sommes en présence de notre frère, nous devrions d’abord le voir comme un pécheur pardonné et ne pas d’abord nous préoccuper de savoir s’il est plus pécheur ou moins pécheur que nous. Cela n’a aucun intérêt, au contraire, cela ne sert qu’à nous égarer et à nous perdre nous-mêmes. Mais chaque fois que nous rencontrons nos frères, nous devrions être capables, à propos de chacun d’eux, de rendre grâces parce que ce frère est un pécheur pardonné et qu’il a connu la miséricorde comme nous aussi nous l’avons connue.