Loïc, un jeune de 18 ans, était breton. Il aimait la mer, le vent, le grand large. A chaque week-end, il partait se promener dans les rochers sur la côte et le soir, il revenait radieux, soulé du bruit des vagues, halé par le soleil qui lui fouettait le visage. Son rêve : il voulait devenir (et pourquoi pas ?) « gardien de phare ». Son père, pharmacien, un petit bonhomme, bedonnant et satisfait, circulait derrière son comptoir entre ses pots de tisanes, les pâtes dentifrices et les couches culottes.

