1 – Il y a tout d’abord l’accueil de la porte. C’est l’hospitalité, un art qui est bien caractéristique de cette disposition du cœur de celui qui accueille vraiment : la porte est ouverte et le cœur aussi. Les Orientaux excellent dans cet art, comme cette Sunamite dont on vient de nous raconter l’histoire. Cet accueil de la porte concerne non seulement l’hébergement des hôtes, mais aussi les multiples services que l’on peut rendre à ceux qui s’adressent à nous : un outil à prêter, un coup de main à donner, un conseil à suggérer, une plainte à entendre, une démarche à faire, un renseignement à fournir. Cela suppose déjà que l’on ne pense plus tellement qu’à soi, mais que l’on soit capable de se mettre à la place de l’autre pour désirer avec lui ce qu’il nous demande. On sort de soi, on se dévoue pour essayer de contenter l’autre, ce qui rejoint l’exigence du Christ dans ce même évangile :
4 -. Que dire de celui qui, à l’église, dit au Seigneur : « Seigneur, entrez, venez dans ma vie » et qui, quelques minutes plus tard, va fermer sa porte à celui qui a besoin de lui ?