Il vous est certainement arrivé, un jour ou l’autre, d’avoir faim et de vous mettre à table avec entrain. Vous plongez la louche dans un potage qui parait particulièrement appétissant. Mais, dès la 1ère cuillerée portée à votre bouche, vous n’allez pas plus loin… Oh ! On a oublié le sel ! Ce potage qui semblait si bon : il est fade ! II n’a pas de goût, sans saveur ; si bien que l’on ne sent pas, que l’on ne goûte pas toutes les bonnes choses qui ont été mises dedans.
Si le chrétien n’est plus du sel, il ne sert plus à rien. Vous savez, le « chrétien caméléon » qui adopte toutes les modes, toutes les mentalités du monde païen, qui prend la couleur de son milieu de vie : « Puisque tout le monde pense ainsi… puisque ça se fait partout … mais tout le monde le fait…», ceux qui s’affadissent, deviennent peu à peu un vague résidu, incolore, inodore, sans saveur.